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Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes ouvre les travaux de sa 93e session
Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a ouvert ce matin les travaux de sa quatre-vingt-treizième session, qui se tient au Palais des Nations, à Genève, jusqu’au 30 octobre. Au cours de cette session, le Comité examinera les rapports soumis par les huit pays suivants au titre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes : Angola, Cabo Verde, Îles Cook, Kazakhstan, Kenya, Paraguay, République de Moldova et Togo.
La session a été ouverte, au nom du Secrétaire général des Nations Unies, par M. Andrea Ori, Chef de Section à la Division du Conseil des droits de l'homme et des mécanismes de traités du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. M. Ori a d’abord a regretté que la crise de liquidités de l’ONU n’ait permis au Comité de tenir que deux sessions en 2026, au lieu des trois habituellement prévues. Cette session, initialement programmée en juin, se tient donc seulement maintenant.
M. Ori a évoqué un monde de plus en plus polarisé et divisé, dans lequel certains cherchent à affaiblir le respect du droit international et à favoriser un recul des engagements internationaux, notamment en matière de droits humains. Dans ce contexte, il a souligné l’importance de continuer à promouvoir le système des droits humains et les organes conventionnels, la coopération multilatérale et les mécanismes universels de surveillance étant plus nécessaires que jamais. M. Ori a relevé les difficultés qui fragilisent l’accessibilité, l’impact et la pertinence du système, rappelant que la réduction des sessions et leur confirmation tardive rendent la planification imprévisible.
C’est dans ce contexte que M. Ori a rappelé le lancement de l’Alliance mondiale pour les droits humains, le 11 juin dernier, par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Cette initiative vise à renforcer l’action collective et à reconnecter les droits humains avec la vie quotidienne, les décisions publiques et l’avenir des sociétés, a-t-il expliqué. L’égalité de genre constitue un pilier central de cette initiative, qui vise notamment à combattre les discriminations et les violences fondées sur le genre et à faire entendre les voix des personnes survivantes, a-t-il souligné.
Au-delà des difficultés financières immédiates, M. Ori a appelé à examiner les moyens de moderniser et de renforcer durablement le système des organes conventionnels. Il a présenté, à ce propos, les trois axes d’un document de travail du Haut-Commissariat : organiser des dialogues décentralisés et regroupés selon un cycle de huit ans ; simplifier la soumission des rapports des États parties grâce à une plateforme en ligne intégrée et multilingue ; et renforcer la transparence des élections des membres des organes conventionnels, en veillant à leur expérience, leur compétence, leur indépendance et leur impartialité, conformément aux directives d’Addis-Abeba.
Les présidents des organes conventionnels ont estimé que ces propositions devaient être discutées au sein de leurs comités respectifs afin de déterminer celles qui peuvent être poursuivies, celles qui nécessitent davantage de travail et celles qui exigent des informations supplémentaires, a indiqué M. Ori.
Abordant ensuite les travaux du Conseil des droits de l’homme, M. Ori a rappelé que la discussion annuelle sur l’intégration d’une perspective de genre, organisée le 29 septembre 2026, portait sur le passage des stéréotypes de genre à la discrimination structurelle.
Pour sa part, Mme Nahla Haidar, Présidente du Comité, a indiqué que le Comité était prêt à accueillir la réforme des organes de traité avec pragmatisme et ouverture d’esprit, sans occulter les difficultés. Elle a souligné sa volonté de jouer un rôle de chef de file et de promouvoir l’harmonisation, dans le respect des principes auxquels est attaché le Comité.
Les membres du Comité ont aussi réagi à la déclaration de M. Ori en déplorant notamment les coupes budgétaires qui entravent leur travail.
Le Comité a également entendu des mises à jour sur les activités menées par ses membres depuis la précédente session, ainsi que la présentation du rapport sur le suivi des observations finales.
Le Comité a adopté son programme de travail pour cette session. Toute la documentation relative à la session, y compris les rapports présentés par les États, est disponible sur la page dédiée du site web du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Cet après-midi, à partir de 15 heures, le Comité auditionnera des organisations de la société civile concernant l'application de la Convention dans les quatre pays dont les rapports seront examinés cette semaine: Kazakhstan, Îles Cook, Kenya et République de Moldova.
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Ce document produit par le Service de l’information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel.
Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.
CEDAW.26.013F