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Conseil des droits de l’homme : de nombreuses délégations dénoncent des violations des droits de l’homme partout dans le monde

Meeting Summaries

 

De très nombreuses délégations* - en particulier des organisations non gouvernementales (ONG) - ont participé, ce matin, au débat général du Conseil des droits de l’homme consacré aux situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent son attention. Ce débat avait débuté vendredi dernier.

Ce matin, ont été dénoncées des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans de nombreux pays, régions ou territoires à travers le monde : détentions arbitraires ; violations des droits des minorités ethniques et religieuses ; refus du droit à un procès équitable ; déni du droit à la liberté d’expression et restrictions d’accès à Internet ; discrimination raciale et xénophobie ; assassinats de civils lors d’opérations militaires et destruction de patrimoines culturels ; utilisation de la faim comme arme de guerre et déplacements forcés de populations ; persécution d’organisations de la société civile et de défenseurs des droits de l’homme ; restrictions aux droits des migrants ; ou encore refus d’accès humanitaire dans des régions occupées.

Des violences, notamment sexuelles, contre les femmes et les filles dans plusieurs pays ont également été dénoncées. Ont en outre été déplorées des discriminations, y compris légales, à l’encontre des personnes LGBTI.

Le Conseil a notamment été appelé à remédier à ces situations, en particulier en créant des mécanismes d’enquête indépendants pour surveiller les violations des droits de l'homme et promouvoir la reddition de comptes dans plusieurs pays. Des intervenants ont aussi recommandé que le Conseil crée un mandat de rapporteur spécial sur les droits de l’homme et le climat.

Des intervenants ont regretté que certains droits de l'homme soient privilégiés par rapport à d’autres, sans que ne soient prises en compte les particularités et priorités de chaque pays. Plusieurs délégations ont insisté pour que la communauté internationale dialogue de manière constructive et impartiale dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU). Le principe de non-ingérence dans les affaires internes des États devrait rester au cœur des relations internationales et le Conseil ne devrait pas être utilisé comme un outil politique, a-t-il été affirmé.

La pandémie de COVID-19 a inversé les gains obtenus en matière de développement et de réduction de la pauvreté, tout en amplifiant les inégalités, a fait observer une délégation. Si les mesures d'urgence sont essentielles pour répondre à l'impact négatif de la pandémie, elles doivent être appliquées dans le respect des obligations des États en vertu du droit international des droits de l'homme, a-t-il été rappelé.

Au début de la séance, la Présidente du Conseil, Mme Nazhat Shameem Khan, a indiqué que le Conseil avait examiné, en privé, le rapport du Groupe de travail des situations sur ses vingt-sixième et vingt-septième sessions dans le cadre de la procédure de plainte. La Présidente a fait savoir qu’aucune communication n’avait été renvoyée au Conseil pour action par le Groupe de travail.

À 15 heures cet après-midi, le Conseil tiendra son débat annuel consacré à la prise en compte des questions de genre dans ses travaux et ceux de ses mécanismes. Il poursuivra ensuite le débat général sur les situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent son attention.

* Liste des intervenants : Finlande, Espagne, Suisse, République populaire démocratique de Corée, République démocratique populaire lao, États-Unis, Bélarus, Irlande, Norvège, Chypre, Malte, Syrie, Turkménistan, Estonie, Géorgie, Afghanistan, Azerbaïdjan, Cambodge, Soudan du Sud, Vanuatu, Ghana, Madagascar, Cabo Verde, Suède, Afrique du Sud, Jordanie, Tchad, Viet Nam, Sri Lanka, Égypte, Belgique, Kenya, Mali, Rwanda et Trinité-et-Tobago.

Les organisations non gouvernementales suivantes ont aussi pris part au débat : Action de Carême, Fédération internationale des ligues de droits de l’homme , Baha'i International Community, Alliance Defending Freedom, Réseau Unité pour le développement de la Mauritanie , East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project, China Foundation for Human Rights Development, Minority Rights Group, International Humanist and Ethical Union, Article 19 - Centre international contre la censure , World Evangelical Alliance, International Federation for the Protection of the Rights of Ethnic, Religious, Linguistic & Other Minorities, Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme , Christian Solidarity Worldwide, Iraqi Development Organization, Promotion du développement économique et social, Coup de Pousse , United Nations Association of China, Human Rights Watch, Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience, Centre pour les droits civils et politiques , European Centre for Law and Justice, British Humanist Association, The Organization for Poverty Alleviation and Development, Villages Unis , Fundacion para la Mejora de la Vida, la Cultura y la Sociedad, Peace Brigades International, VIVAT International, Center for International Environmental Law (CIEL), Al Baraem Association for Charitable Work, International Lesbian and Gay Association, Amnesty International, Women's Human Rights International Association, International Service for Human Rights, Prahar, Global Institute for Water, Environment and Health, Edmund Rice International Limited, United Nations Watch, Society for Threatened Peoples, Association for Defending Victims of Terrorism, Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l'homme , Alsalam Foundation, Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture, Centre Europe - tiers monde, Africa Culture Internationale, Synergie Feminine Pour La Paix Et Le Developpement Durable, Association américaine de juristes, Solidarité Suisse-Guinée , Right Livelihood Award Foundation, World Vision International, Comité International pour le Respect et l'Application de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CIRAC), Congrès du monde islamique , Franciscans International, The Next Century Foundation, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peoples, Association d'Entraide Médicale Guinée , Partners For Transparency, Sikh Human Rights Group, CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens, Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale , Organization for Defending Victims of Violence, International Action for Peace & Sustainable Development, Maat for Peace, Development and Human Rights Association, International Commission of Jurists, Helsinki Foundation for Human Rights, Elizka Relief Foundation, Lawyers' Rights Watch Canada, Human Rights House Foundation, International Council Supporting Fair Trial and Human Rights, Zero Pauvre Afrique, International Committee for the Indigenous Peoples of the Americas, Human Rights Now, Centre for Human Rights and Peace Advocacy, Tumuku Development and Cultural Union (TACUDU), Association pour l'Intégration et le Développement Durable au Burundi , Stichting Global Human Rights Defence, Association PANAFRICA, Centre du Commerce International pour le Développement , Centre for Gender Justice and Women Empowerment, Mother of Hope Cameroon Common Initiative Group, Global Welfare Association, South Youth Organization, African Green Foundation International, International-Lawyers.Org, World Barua Organization (WBO) et Libération.

 

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