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Ouverture de la 118e session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale

Résumés des réunions

 

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD, selon l’acronyme anglais) a ouvert ce matin les travaux de sa cent dix-huitième session, qui se tiendra au Palais des Nations de Genève jusqu’au 25 août. Pendant cette session, le Comité doit notamment examiner les rapports présentés par quatre pays au titre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale : Koweït, Inde, Honduras et Finlande.

À l’ouverture de la séance ce matin, avant d’adopter l’ordre du jour provisoire de la session, le Comité a entendu une déclaration de M. Mahamane Cissé-Gouro, Directeur de la Division des mécanismes relevant du Conseil des droits de l’homme et des instruments relatifs aux droits de l’homme au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Dans sa déclaration, M. Cissé-Gouro a rappelé les mots du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Volker Türk, en ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme en juin 2026 :« Nous sommes confrontés à des défis très graves dans le domaine des droits humains. Une offensive sans précédent et éhontée contre le droit international est à l’origine de souffrances humaines effroyables. » Dans ce contexte, M. Cissé-Gouro a rendu hommage au Comité pour ses efforts inlassables dans le contrôle de l’application de la Convention et pour sa contribution substantielle à la cause des droits humains pour tous, sans discrimination.

L’année 2026 marquera le vingt-cinquième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, a rappelé M. Cissé-Gouro. Cet anniversaire sera l’occasion non seulement de faire le point, mais aussi de renouveler l’engagement à agir. Une réunion de haut niveau sur le thème « Mobiliser le soutien de l’opinion publique mondiale en faveur de la mise en œuvre intégrale et effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban » se tiendra pour ce faire le 28 septembre, lors de la quatre-vingt-unième session de l’Assemblée générale.

En cette période d’incertitude profonde, a poursuivi M. Cissé-Gouro, il faut renforcer la coopération en faveur des droits de l’homme : c’est pourquoi le Haut-Commissaire a lancé l’Alliance mondiale pour les droits humains, une initiative rassemblant des personnes de tous horizons et de toutes générations. Ancrée dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et s’inscrivant dans la perspective de son quatre-vingtième anniversaire en 2028, l’Alliance vise à élargir le soutien, à renforcer la collaboration et à mobiliser l’action collective en faveur des droits de l’homme. Cela importe particulièrement alors que la discrimination raciale affecte des personnes et des communautés dans toutes les régions du monde, a estimé M. Cissé-Gouro.

La lutte contre la discrimination raciale reste un mandat fondamental des Nations Unies, a rappelé M. Cissé-Gouro, avant de mettre en avant plusieurs développements dans ce domaine. Ainsi, lors de sa session en septembre prochain, le Conseil des droits de l’homme examinera deux rapports importants du Haut-Commissaire. Le premier traite du racisme, de la discrimination raciale et des forces de l’ordre, faisant le point, cinq ans après son lancement, sur l’application du Programme du Haut-Commissaire en faveur d’un changement porteur de transformation ; le second rapport examine des mesures et pratiques liées à l’éducation pour prévenir le racisme, la discrimination raciale et l’intolérance.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme poursuit, de plus, ses travaux sur la justice réparatrice en faveur des personnes d’ascendance africaine, notamment par le biais d’une série de guides pratiques sur la justice réparatrice, la justice environnementale, les approches transformatrices en matière de genre et la commémoration. Pour sa part, la Rapporteuse spéciale sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée a consacré son rapport annuel à la soixante-deuxième session du Conseil des droits de l’homme aux manifestations contemporaines du racisme dans le sport. 

Ces efforts, a souligné M. Cissé-Gouro, sont importants car la discrimination raciale ne se présente pas sous une seule forme : elle imprègne en effet les institutions, les lois et les politiques, l’accès à l’éducation et à la justice, l’application de la loi, ainsi que la vie quotidienne des individus et des communautés. C’est pourquoi le travail du Comité reste si important, a fait remarquer M. Cissé-Gouro.

M. Cissé-Gouro a enfin réaffirmé l’engagement ferme du Haut-Commissariat à soutenir le système des organes des traités dans l’accomplissement de son mandat essentiel, alors même que la situation financière difficile des Nations Unies entraîne de graves répercussions sur le système des droits de l’homme, et en particulier sur les organes des traités.

Dans un bref échange avec M. Cissé-Gouro, M. Gün Kut, Président du Comité, a fait remarquer que la crise financière des Nations Unies résultait du comportement de certains États membres qui refusent d’assumer leurs obligations financières ou qui attendent le dernier moment pour le faire. Une experte membre du Comité a indiqué que le Comité prévoyait d’adopter, pendant cette session, sa recommandation générale n° 40 concernant « les réparations pour les injustices historiques liées à l'esclavage des Africains, ainsi que les préjudices et les crimes qui en ont découlé à l'encontre des personnes d'ascendance africaine ».

La documentation relative à cette cent dix-huitième session du Comité, en particulier le programme de travail et les rapports soumis par les États parties à la Convention, est disponible en ligne sur la page dédiée du site Internet du Haut-Commissariat. Les séances publiques du Comité sont diffusées en direct sur UN Web TV

Cet après-midi à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport du Koweït.

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Ce document produit par le Service de l’information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel.

Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.

 

CERD26.010F