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Director-General's remarks for World Bicycle Day

Tatiana Valovaya

World Bicycle Day
Wednesday, 3 June 2026, at 2.30 p.m.
In front of the Broken Chair, Place des Nations

Delivered on behalf of the Director-General by Ms. Alessandra Vellucci,
Director of the United Nations Information Service at Geneva


Ambassadeur Payot [Représentant permanent de la Belgique],
Madame de Chastonay [Vice-présidente du Conseil administratif de la Ville de Genève],
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Au nom de Mme Tatiana Valovaya, Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, qui regrette de ne pouvoir être parmi nous aujourd’hui, je suis très heureuse d’être parmi vous à l’occasion de cette Journée mondiale de la bicyclette.

Je tiens à remercier chaleureusement l’Ambassadeur Payot et ses collègues de la Mission permanente de la Belgique pour l’organisation de cet événement, pour la deuxième année consécutive, en partenariat avec l’ONUG, la Ville de Genève, l’OMS, l’UCI et Pro Vélo.

Cette journée nous invite à réfléchir à une invention simple, mais profondément transformatrice, qui façonne nos sociétés depuis plus de deux siècles: la bicyclette. Accessible, efficace et durable, elle demeure un outil essentiel au service de communautés en meilleur santé et d’un avenir plus durable.

Si sa conception a évolué au fil du temps, ses qualités fondamentales — simplicité, accessibilité financière et efficacité — sont restées intactes. Partout dans le monde, le vélo reste un moyen de transport essentiel, mais aussi une source de revenus ou encore un vecteur de loisir pour des millions de personnes.

La Journée mondiale de la bicyclette intervient cette année à un moment important pour les Nations Unies, au début de la Décennie pour les transports durables (2026–2035) et à mi-parcours de la deuxième Décennie d’action pour la sécurité routière (2021–2030). Ensemble, ces cadres visent à rendre la mobilité non seulement plus durable, mais aussi plus sûre et plus inclusive, en particulier pour les usagers les plus vulnérables, comme les cyclistes.

Le vélo constitue une véritable opportunité pour faire progresser les Objectifs de développement durable. Il contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer la qualité de l’air et à fluidifier le trafic, tout en encourageant l’activité physique, en soutenant la santé publique et en facilitant l’accès à une mobilité abordable. Ici, au Palais des Nations, nous nous efforçons de montrer l’exemple — ou de « joindre le geste à la parole » en pédalant. Avant la pandémie de COVID-19, le vélo représentait déjà 16,7 % des trajets domicile-travail de notre personnel, un taux supérieur à la moyenne du canton de Genève à l’époque. Nous espérons que la nouvelle enquête de mobilité, récemment lancée, au Palais, ouverte à l’ensemble de ses usagers — y compris les délégations et le personnel des autres entités des Nations Unies à Genève — confirmera et renforcera cette dynamique.

Nous investissons également dans des infrastructures et des services favorisant la mobilité active, notamment en facilitant l’accès des vélos et en améliorant les parkings dédiés. Ces dernières années, notre Service de sûreté et de sécurité a remplacé plusieurs véhicules par des vélos. De même, l’an dernier, notre Service des technologies de l’information et de la communication s’est doté d’un vélo cargo pour effectuer des interventions et transporter du matériel au sein du Palais sans recourir à un véhicule de service. Ces initiatives contribuent à réduire les émissions, à limiter la circulation motorisée sur site et à promouvoir une véritable culture de la mobilité durable. Certains de ces vélos sont d’ailleurs présents parmi nous aujourd’hui.

Plus récemment, une station de réparation de vélos a été installée au Palais grâce à la générosité du Club de la sécurité de l’ONUG. Elle offre un service simple mais précieux à toutes celles et ceux qui viennent au Palais à vélo.

Cela étant, les bénéfices du vélo ne peuvent être pleinement réalisés que s’ils s’appuient sur des infrastructures sûres, une planification adaptée et une culture de responsabilité partagée sur la route.

Mesdames et Messieurs,

La sécurité des cyclistes est aussi une préoccupation bien réelle pour notre communauté. Beaucoup d’entre nous ont à l’esprit la perte tragique d’Elizabeth Weathersby, notre collègue de l’Organisation internationale du Travail, décédée alors qu’elle se rendait au travail à vélo en décembre dernier, et dont vous avez pu voir le « vélo blanc » lors de la balade groupée.

Cette tragédie nous rappelle avec force que la sécurité routière n’est pas une question abstraite, en particulier pour les cyclistes.

Partout dans le monde, des efforts importants sont déployés pour rendre les villes plus sûres et plus accessibles aux cyclistes — grâce à des investissements dans des infrastructures protégées, à une meilleure conception urbaine et à des actions de sensibilisation. Ces efforts sont tout aussi essentiels à Genève pour faire du vélo un mode de transport réellement inclusif, attractif et durable.

En cette Journée mondiale de la bicyclette, réaffirmons donc notre engagement non seulement à promouvoir le vélo, mais aussi à créer les conditions permettant à chacun, quel que soit son âge ou ses capacités, de circuler à vélo en toute sécurité et en toute confiance.

Je vous remercie.

This speech is part of a curated selection from various official events and is posted as prepared.