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Mali : l’ONU sonne l’alarme après des attaques coordonnées

Une personne déplacée au Mali (photo d'archives).
© MINUSMA/Harandane Dicko
Une personne déplacée au Mali (photo d'archives).
Plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, ont été attaquées quasi simultanément ce samedi par des djihadistes et des indépendantistes. Le Secrétaire général des Nations Unies a condamné fermement ces actes de violence et appelé à une réponse internationale coordonnée face à la menace terroriste au Sahel.
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Le chef de l'ONU s'est dit profondément préoccupé par les violences qui ont secoué plusieurs localités du Mali ce samedi.

« Le Secrétaire général condamne fermement ces actes de violence, exprime sa solidarité avec le peuple malien et souligne la nécessité de protéger les populations et infrastructures civiles », a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration publiée samedi soir.

Couvre-feu

Selon la presse, les assauts ont débuté aux alentours de 6 heures du matin, heure locale, frappant de manière quasi simultanée plusieurs villes du nord et du sud du pays : Kati, Kidal, Mopti, Gao et Sévaré.

À Bamako même, l’aéroport international a été ciblé, tout comme la résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, qui aurait été visée par un attentat au camion piégé ayant coûté la vie au général et fait d’autres victimes.

Un couvre-feu de 72 heures a été décrété par le gouverneur de la région de Bamako, et toutes les communications aériennes ont été suspendues.

Les médias rapportent également que ces opérations ont été revendiquées en soirée par le JNIM — le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda — agissant de concert avec la rébellion touareg du Front de libération de l'Azawad, qui revendique notamment la prise de Kidal, dans l'extrême nord du pays. Le gouvernement malien a officiellement fait état de 16 blessés civils et militaires, bien que d'autres bilans circulent.

« Le Secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace croissante de l'extrémisme violent et du terrorisme au Sahel et pour répondre aux besoins humanitaires urgents », a conclu M. Dujarric.