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Iran : l’ONU appelle à protéger le droit de manifester pacifiquement

La ville de Téhéran, en Iran.
Unsplash/Anita Filabi
La ville de Téhéran, en Iran.
Le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est dit vendredi profondément préoccupé par les informations faisant état de violences lors des manifestations qui se déroulent dans tout l'Iran depuis 13 jours, notamment des décès et des destructions de biens.

« Le droit de manifester pacifiquement, tel que consacré par le droit international, doit être protégé », a dit Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, dans un commentaire adressé à la presse.

« Tous les décès doivent faire l'objet d'une enquête rapide, indépendante et transparente. Les responsables de toute violation doivent rendre des comptes conformément aux normes et standards internationaux », a-t-il ajouté.

Le mouvement initialement lié au coût de la vie est parti de Téhéran le 28 décembre et s'est propagé ensuite, des rassemblements ayant eu lieu dans une cinquantaine de villes. Une quarantaine de manifestants auraient été tués.

Coupures de l’Internet

Le chef des droits de l'homme de l'ONU s’est dit également préoccupé par les informations faisant état de coupures de l'Internet et de communications à l'échelle nationale. Selon lui, ce type de mesures portent atteinte à la liberté d'expression et à l'accès à l'information, et entravent le travail de ceux qui documentent les violations des droits humains, ainsi que l'accès aux services essentiels et d'urgence.

« Mon Bureau prend note de la déclaration du gouvernement selon laquelle les préoccupations de la population doivent être prises en compte de toute urgence. Répondre aux griefs sous-jacents par un dialogue inclusif et constructif, conformément au droit international des droits de l'homme, demeure essentiel pour prévenir une nouvelle escalade », a-t-il affirmé.