Aller au contenu principal

Le Conseil des droits de l’homme achève son débat général sur les questions relatives au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée

Comptes rendus de séance

 

Le Conseil des droits de l’homme a achevé ce matin son débat général, entamé hier après-midi, sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui est associée. Il a entendu dans ce cadre les déclarations de très nombreuses délégations*.

Nombre d’intervenants ont fait observer que ce n’est que par l’intermédiaire d’efforts collectifs que le racisme et la discrimination raciale pourront être éliminés. La Déclaration et le Programme d’action de Durban, axés sur une action globale, restent un outil essentiel pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale sous toutes leurs formes. Toutefois, plus de vingt ans après l’adoption de ces documents [à l’issue de la Conférence mondiale contre le racisme tenue à Durban en août-septembre 2001], les objectifs fixés n’ont toujours pas été atteints.

Les élans nationalistes, les replis identitaires et les prétextes sécuritaires offrent, ici et là à travers le monde, un terrain fertile à la résurgence de la discrimination raciale, a fait observer un intervenant.

Plusieurs délégations ont réaffirmé leur engagement en faveur de la mise en œuvre des documents adoptés à Durban et ont invité les États qui ne l’auraient pas encore fait à adopter de toute urgence une approche axée sur les victimes, y compris dans les cas de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance y associée. Il faut accélérer l’action en faveur de l’égalité raciale, a-t-on insisté.

Ont par ailleurs été fermement condamnées durant ce débat les injustices raciales et les violences à caractère racial perpétrées contre les personnes d’ascendance africaine. Les rapports présentés sous ce point de l’ordre du jour dressent un tableau inquiétant et sombre de la situation et soulignent un racisme structurel persistant qui continue de priver des millions de personnes de leur dignité, de leur égalité et de leurs droits humains fondamentaux, a-t-il été souligné.

Par ailleurs, la crise multidimensionnelle aggravée par la pandémie de COVID-19 a exacerbé les inégalités structurelles qui favorisent la discrimination, l’intolérance et l’exclusion des personnes d’ascendance africaine et des autres groupes ethniques, a-t-on observé. Plusieurs orateurs sont intervenus pour porter les valeurs de compassion, d'empathie, de respect mutuel et de dialogue indispensables pour garantir à tous une coexistence pacifique.

La communauté internationale a été exhortée à redoubler d’efforts pour lutter contre toutes les formes de racisme, d’aucuns soulignant qu’elles constituent une menace pour la paix mondiale.

Des délégations ont mis l’accent sur les efforts déployés par leur gouvernement pour lutter contre le fléau du racisme, notamment au travers de plans d’action nationaux et de programmes d’éducation et d’inclusion renforcés.

La nécessité de ratifier et de respecter les principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, y compris la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, a également été rappelée. A en outre été soulignée l’importance du dialogue et des échanges entre les gouvernements et les organisations de la société civile représentant les personnes d’ascendance africaine.

Si les technologies numériques présentent des opportunités et des avantages croissants, leur conception et leur mauvaise utilisation peuvent toutefois aussi comporter des risques pour les droits fondamentaux, la démocratie et l’état de droit, a fait observer une délégation.

Plusieurs intervenants se sont inquiétés de l’augmentation des discours de haine et du harcèlement en ligne et ont jugé nécessaire de protéger et de promouvoir le droit à la liberté d’opinion et d’expression à l’ère numérique.

D’aucuns ont dénoncé la persistance du racisme structurel – et plus particulièrement dans les pays développés qui tentent d’éluder leur dette historique envers les peuples victimes de l’esclavage, a-t-il été ajouté. Il est regrettable que dans certains de ces pays qui s’autoproclament leaders en matière de droits de l'homme, des individus soient plus susceptibles d'être arrêtés ou tués de manière extrajudiciaire par les forces de l'ordre simplement en raison de la couleur de leur peau, a-t-il été relevé. A été rappelé le rôle de « conscience collective » que doit jouer le Conseil face à ces crimes. D’aucuns ont plaidé pour une action plus efficace dans le cadre de l’agenda international pour parvenir à un changement transformateur en faveur de la justice et de l’égalité raciales.

Certaines organisations non gouvernementales ont déploré l’absence de volonté politique de certains États de mettre fin à toutes les formes de discrimination raciale.

En fin de séance, l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont exercé leur droit de réponse.

 

Le Conseil entendra cet après-midi, à 15 heures, une mise à jour orale sur la situation des droits de l'homme en Ukraine, présentée par la Haute-Commissaire par intérim (au nom de l’ancienne Haute-Commissaire).

 

*Liste des intervenants : Chine (au nom d'un groupe de pays), Arménie (au nom d'un groupe de pays), Cuba, Venezuela, Chine, Namibie, Inde, Arménie, Malaisie, États-Unis, Népal, Indonésie, Royaume-Uni, Pakistan, Bénin, Bolivie, Ukraine, Malawi, Qatar, Mauritanie, Soudan, Allemagne, Israël, Équateur, Iraq, Maroc, Bahreïn, République populaire démocratique de Corée, Fédération de Russie, Afghanistan, Afrique du Sud, Pérou, Nigéria, République arabe syrienne, Bélarus, Algérie, Suriname, Türkiye, Tunisie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, Géorgie, Association internationale des avocats et juristes juifs , International Youth and Student Movement for the United Nations, Al Baraem Association for Charitable Work, "Association of Women with University Education" Social Organization, Elizka Relief Foundation, Institute for NGO Research, International Federation for the Protection of the Rights of Ethnic, Religious, Linguistic & Other Minorities, Service international pour les droits de l'homme, International Human Rights Association of American Minorities (IHRAAM), Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, Comité de coordination d'organisations juives, Afrique Esperance, Congrès juif mondial, China Foundation for Human Rights Development, Al-Haq, Law in the Service of Man, China NGO Network for International Exchanges (CNIE), Interfaith International, Rencontre Africaine pour la défense des droits de l'homme, B'nai B'rith, Fitilla, Guinee Humanitaire, Centre européen pour le droit, la justice et les droits de l'homme, Chinese Association for International Understanding, China Society for Human Rights Studies (CSHRS), Youth Parliament for SDG, International-Lawyers.Org, Centre for Gender Justice and Women Empowerment, Union internationale humaniste et laïque , Meezaan Center for Human Rights, Human Rights Information and Training Center, Human Is Right, Association Ma'onah for Human Rights and Immigration, Peace Track Initiative, Sikh Human Rights Group, Commission internationale de juristes, Conselho Indigenista Missionário CIMI, Al Mezan Centre for Human Rights, Conectas Direitos Humanos, Association Bharathi Centre Culturel Franco-Tamoul, Association pour les Victimes Du Monde, Organization for Defending Victims of Violence, Integrated Youth Empowerment - Common Initiative Group (I.Y.E. – C.I.G.), Platform for Youth Integration and Volunteerism, Association pour la défense des droits de l'homme et des revendications démocratiques/culturelles du peuple Azerbaidjanais-Iran - « ARC » , Mother of Hope Cameroon Common Initiative Group, Africa Culture Internationale, Institut International pour les Droits et le Développement , Global Institute for Water, Environment and Health, Iraqi Development Organization, Le Pont.

 

Ce document produit par le Service de l’information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information ; il ne constitue pas un document officiel.

Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.

 

HRC22.111F