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Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale ouvre les travaux de sa cent septième session

Comptes rendus de séance

 

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a ouvert ce matin les travaux de sa cent septième session, qui se tient à Genève jusqu’au 30 août sous la présidence de Mme Verene Albertha Shepherd, de la Jamaïque, et au cours de laquelle il doit notamment examiner les rapports présentés par le Bénin, le Nicaragua, les États-Unis, l’Azerbaïdjan, la Slovaquie, le Zimbabwe et le Suriname au titre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Le 23 août, le Comité tiendra en outre une journée de discussion générale sur le thème de « la discrimination raciale et le droit à la santé ».

À l’ouverture de cette session, ce matin, le Comité a entendu une déclaration de Mme Wan-Hea Lee, Cheffe de la Section des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Il a ensuite adopté l’ordre du jour provisoire de la session, ainsi que son programme de travail.

Dans sa déclaration d’ouverture, Mme Lee a salué l’engagement du Comité pour l'amélioration du système des organes conventionnels, en particulier l'accord trouvé pour instituer un calendrier prévisible pour l'examen des rapports de pays, avec notamment un cycle de huit ans pour les examens complets ainsi que des examens de suivi intermédiaires. Des progrès sont encore nécessaires en ce qui concerne l'harmonisation des méthodes de travail et pour tirer parti des nouveaux outils numériques à cette fin, tandis que la mise en œuvre du calendrier d'examen sur huit ans est subordonnée à la disponibilité de ressources humaines et financières, a indiqué Mme Lee.

Mme Lee a ensuite constaté que la réalisation du droit à l'éducation était un parfait exemple de l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les droits de l'homme et des problèmes que cette pandémie a créés au détriment des apprenants les plus vulnérables. En effet, comme l'a déclaré la Haute-Commissaire aux droits de l’homme dans son rapport à l’avant-dernière session du Conseil des droits de l'homme, les obstacles à l'éducation auxquels sont confrontés les enfants appartenant à des groupes minoritaires, les enfants d'origine africaine et les enfants autochtones sont similaires à ceux rencontrés par d'autres groupes, mais ils sont exacerbés par la discrimination historique et structurelle à laquelle ces groupes ont été confrontés.

D’autre part, peu de progrès ont été faits dans l'accès aux vaccins dans les pays en développement, a regretté Mme Lee. À cet égard, elle a dit prendre note de la déclaration adoptée par le Comité lors de sa dernière session, invitant les États à assurer un accès effectif et non discriminatoire aux vaccins contre la COVID-19 et aux technologies de traitement en tenant compte de la situation et des besoins des groupes marginalisés. En outre, a ajouté Mme Lee, l’élaboration par le Comité d’une recommandation générale sur la discrimination raciale et le droit à la santé complètera utilement l'ensemble des normes relatives aux droits de l'homme nécessaires pour mettre en œuvre le droit à la santé dans le plein respect des principes de non-discrimination et d'égalité, y compris pendant les pandémies.

Mme Lee a aussi attiré l’attention des membres du Comité sur le rapport présenté par le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants, lors de la cinquantième session du Conseil des droits de l'homme, concernant la situation des migrants aux frontières internationales, sur terre et sur mer, dans le monde entier. Le Rapporteur spécial y fait part de ses préoccupations quant aux conséquences sur les droits de l'homme des mesures prises par de nombreux États pour régir l'immigration, s’agissant notamment des refoulements, des expulsions collectives, des restrictions aux procédures d'asile et de la criminalisation de l'immigration irrégulière. Certaines de ces mesures peuvent avoir un effet discriminatoire sur le plan racial et accroître la vulnérabilité des personnes qui traversent les frontières internationales, a souligné Mme Lee.

Mme Lee a enfin indiqué que, lors de sa trentième session publique en mai dernier, le Groupe de travail d'experts sur les personnes d'ascendance africaine avait examiné de manière approfondie la situation des droits de l'homme des enfants d'ascendance africaine, en particulier la discrimination raciale et les inégalités auxquelles ils sont confrontés dans tous les domaines de la vie. Le rapport de la session sera disponible dans les mois à venir, a conclu Mme Lee.

Toute la documentation relative à la présente session du Comité est disponible en ligne sur la page du site Internet du Haut-Commissariat consacrée aux travaux de cette cent septième session.

Demain après-midi, à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport du Bénin.

 

Ce document produit par le Service de l’information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information ; il ne constitue pas un document officiel.

Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.

 

CERD22.007F