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LE COMITÉ DES DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS OUVRE LES TRAVAUX DE SA SOIXANTE-SIXIÈME SESSION

Compte rendu de séance

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a ouvert ce matin au Palais Wilson, à Genève, les travaux de sa soixante-sixième session, qui se tient jusqu’au 18 octobre et au cours de laquelle il examinera successivement les rapports périodiques de la Suisse, d’Israël, de l’Équateur, du Sénégal, du Danemark et de la Slovaquie concernant l’application par ces pays du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

La session a été ouverte par M.Antti Korkeakivi, Chef de la Section en charge de la lutte contre la torture, de la coordination et des fonds à la Division des traités du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

M.Korkeakivi a fait observer que la déclaration publiée en 2016 par le Comité au sujet des défenseurs des droits de l’homme gardait toute sa pertinence à un moment où les militants des droits économiques, sociaux et culturels vivent toujours sous la menace. En effet, le rapport présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies par le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme montre que pas moins de 321 défenseurs des droits de l’homme ont été tués durant la seule année 2018: la majorité de ces personnes défendaient le droit à la terre, l’environnement et les droits des peuples autochtones, a souligné M.Korkeakivi.

M.Korkeakivi a évoqué d’autres déclarations publiées par le Comité au sujet du climat et du développement, qui rappellent que le respect des droits humains est une condition de la réalisation des engagements internationaux en matière de développement durable.

M.Korkeakivi a ensuite précisé que la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, mettait actuellement l’accent non seulement sur les droits économiques, sociaux et culturels, mais aussi sur la menace que le changement climatique représente pour la jouissance des droits de l’homme, pour le développement et pour la paix.

S’agissant des activités en lien avec l’examen à venir du fonctionnement de l’ensemble du système des organes de traités, prévu pour 2020, M.Korkeakivi a indiqué que la situation financière était toujours incertaine. Il a encouragé le Comité à envisager d’adopter un cycle d’examen prévisible, à proposer aux États la méthode simplifiée d’établissement des rapports et à coordonner ses listes de points à traiter avec le Comité des droits de l’homme.

Le programme de travail du Comité est disponible sur la page Internet consacrée à la documentation de la présente session.

Le Président du Comité, le Brésilien Renato Zerbini Ribeiro Leão, a rappelé que le Comité auditionnerait cet après-midi, à 15 heures, des représentants d’institutions nationales des droits de l'homme et d’organisations de la société civile concernant l’application du Pacte dans les pays dont les rapports seront examinés cette semaine, à savoir la Suisse, Israël et l’Équateur.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

CESCR19.10F