تجاوز إلى المحتوى الرئيسي

Examen de l’Angola au CEDAW : la création d’un Observatoire du genre est à saluer, mais la jouissance des droits fondamentaux est limitée pour les femmes et les filles des zones rurales

Résumés des réunions

 

Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW, selon l’acronyme en anglais) a examiné aujourd’hui le rapport soumis par la République d’Angola au titre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

Le rapport a été présenté par Mme Alcina Lopes Kindanda, Secrétaire d’État à la famille et à la promotion des femmes au sein du Ministère de l’action sociale, de la famille et de la promotion des femmes de la République d’Angola. 

Ce faisant, la Secrétaire d’État a mis en avant – notamment – le renforcement des politiques angolaises en matière d’autonomisation des femmes et de lutte contre la violence fondée sur le genre, outre le renforcement des mécanismes de coordination et de production de données, ainsi que l’intégration de la dimension de genre dans le budget général de l’État.

Mme Kindanda a fait état d’une augmentation considérable de la participation des femmes à la vie politique et aux postes de décision : ainsi, 41 % des députés de l’Assemblée nationale sont désormais des femmes, tandis que la vice-présidence de la République et la présidence de la Cour constitutionnelle sont assumées par des femmes. Elle a aussi mis en avant les progrès accomplis par l’Angola dans l’accès sans discrimination des femmes et des filles aux services publics et aux titres fonciers, de même que l’action de l’Angola en matière de lutte contre la traite des êtres humains.

Conduite par Mme Kindanda, la délégation angolaise était composée de Mme Ana Maria de Oliveira, Représentante permanente de l’Angola auprès des Nations Unies à Genève, ainsi que de nombreux représentants des Ministères des relations extérieures ; de l’action sociale, de la famille et de la promotion des femmes ; de l’intérieur ; de la justice et des droits de l’homme ; des télécommunications ; de l’éducation ; de la santé ; et de l’agriculture, entre autres. 

Pendant le dialogue avec la délégation, une experte a salué les réformes menées par l’Angola pour donner effet aux précédentes recommandations du Comité, notamment les réformes de 2019 en matière de budgétisation sensible au genre et la création de l’Observatoire du genre. L’experte a aussi relevé avec satisfaction que la représentation des femmes atteignait 37,7 % au Parlement élu en 2023 et que la mortalité maternelle était tombée de 377 à 170 pour 100 000 naissances vivantes. 

Toutefois, l’application concrète de ces cadres juridiques et politiques reste difficile, a relevé l’experte. En particulier, le système de quotas est inférieur à la norme minimale de parité 50/50 prévue par la Recommandation générale n° 40 du Comité sur la représentation des femmes dans les systèmes de décision, a fait remarquer l’experte. 

L’experte a aussi souligné que la jouissance des droits fondamentaux était limitée pour les femmes et les filles des zones rurales, dans un contexte où les sécheresses provoquées par El Niño ont plongé plus de 1,5 million de personnes – principalement des femmes et des filles – dans l’insécurité alimentaire. 

Des questions ont porté sur la participation des femmes aux plans de l’Angola en matière d’exploitation pétrolière et gazière. 

D’autres préoccupations exprimées par les expertes du Comité ont porté sur une loi récente qui, de l’avis d’une experte, risque d'empêcher le travail des défenseuses des droits des femmes ; sur un manque de foyers d’accueil pour les victimes de traite et de formes contemporaines d’esclavage ; sur l'absentéisme qui touche une jeune fille sur quatre âgée de 15 à 19 ans ; ou encore sur l’insuffisance des moyens accordés au Ministère de l'action sociale, principale institution pour l’égalité homme-femme en Angola.

Le Comité adoptera ultérieurement, à huis clos, ses observations finales sur le rapport de l’Angola et les rendra publiques à l’issue de sa session, le 30 octobre.

 

Demain, à partir de 10 heures, le Comité examinera le rapport de Cabo Verde.

 

Examen du rapport de l’Angola

Le Comité est saisi du huitième rapport périodique de l’Angola (CEDAW/C/AGO/8), ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter qui avait été soumise par le Comité. Le rapport couvre la période 2019-2024. 

Présentation du rapport

Le rapport a été présenté par MME ALCINA LOPES KINDANDA, Secrétaire d’État à la famille et à la promotion des femmes au sein du Ministère de l’action sociale, de la famille et de la promotion des femmes de la République d’Angola.

Mme Kindanda a mis en avant – notamment – le renforcement des politiques angolaises d’autonomisation des femmes, ainsi que de prévention et de lutte contre la violence fondée sur le genre, notamment les amendements apportés à la loi n° 25/11 contre la violence domestique et à la loi sur la protection sociale, outre le renforcement des mécanismes de coordination, de suivi et de production de données, ainsi que l’intégration de la dimension de genre dans le budget général de l’État.

La politique nationale pour l’égalité et l’équité entre les sexes est appliquée par le biais de plusieurs programmes et plans d’action, a poursuivi la Secrétaire d’État. En particulier, l’Observatoire du genre d’Angola (OGA) est chargé de produire et de suivre des indicateurs de genre, et d’élaborer des politiques publiques fondées sur des données probantes.

La Secrétaire d’État a aussi mentionné le travail des Centres d’action sociale intégrés et du Registre social unique en matière d’identification, de suivi et de prestation de services aux personnes et aux familles en situation de vulnérabilité, ainsi que le programme Kwenda, qui soutient les familles en situation de vulnérabilité et de pauvreté en accordant une attention particulière aux communautés rurales et aux femmes chefs de famille. En 2025, plus de 71 % des transferts sociaux en espèces ont bénéficié à des femmes, a précisé la Secrétaire d’État. 

Mme Kindanda a aussi mis en avant l’action de l’Angola en matière de lutte contre la traite des êtres humains, axée particulièrement sur la protection des femmes et des filles en situation de vulnérabilité. Une Commission intersectorielle de lutte contre la traite des êtres humains a été créée, tandis que des opérations sont menées pour identifier les victimes et assurer leur protection et leur réinsertion.

La Secrétaire d’État a également fait état d’une augmentation considérable de la participation des femmes à la vie politique et aux postes de décision : ainsi, 41 % des députés de l’Assemblée nationale sont désormais des femmes, tandis que la vice-présidence de la République et la présidence de la Cour constitutionnelle sont assumées par des femmes. 

Mme Kindanda a aussi mis en avant les progrès accomplis par l’Angola dans l’accès sans discrimination des femmes et des filles aux services publics, y compris dans la délivrance de documents d’identité. 

En matière d’emploi, le régime applicable au travail domestique a permis d’étendre progressivement la couverture de la protection sociale obligatoire. Actuellement, 13 825 travailleurs domestiques, en majorité des femmes, sont affiliés.

S’agissant des questions de santé, en 2025, environ 87 % des femmes enceintes ont effectué au moins une consultation prénatale, une proportion équivalente a bénéficié d’un test de dépistage du VIH, et 22 444 femmes ont été intégrées au programme de prévention de la transmission verticale. De plus, des espaces ont été créés au sein des établissements de santé pour offrir des soins confidentiels et une éducation à la santé reproductive adaptés aux adolescents et aux jeunes. Parallèlement, le Forum national des femmes en milieu rural a formé plus de onze mille sages-femmes traditionnelles.

Enfin, la Secrétaire d’État a indiqué qu’en 2025, environ 43 500 femmes avaient reçu des titres fonciers et avaient été formées à divers aspects de l’activité agricole, à l’accès au crédit agricole, ainsi qu’à l’inclusion financière. De plus, un projet de pêche artisanale et d’aquaculture mis en œuvre dans les communautés de pêcheurs devrait bénéficier à plus de 12 400 femmes célibataires, femmes séparées et veuves cheffes de famille, ainsi qu’à de jeunes femmes issues de foyers en situation de pauvreté.

Questions et observations des membres du Comité

Une experte a salué les réformes menées par l’Angola pour donner effet aux précédentes recommandations du Comité [adoptées en 2019], s’agissant notamment du Code pénal de 2020, de l’adoption de la loi générale sur le travail (2023) et de la loi-cadre sur la fonction publique (2022), de la ratification de huit conventions de l’Organisation internationale du Travail en 2024, des réformes de 2019 en matière de budgétisation sensible au genre, ou encore la création de l’Observatoire du genre. L’experte a aussi relevé avec satisfaction que la représentation des femmes atteignait 37,7 % au Parlement élu en 2023 et que la mortalité maternelle était tombée de 377 à 170 pour 100 000 naissances vivantes. Toutefois, l’application concrète de ces cadres juridiques et politiques reste difficile, a relevé l’experte. 

Par ailleurs, les garanties de protection des droits ne sont pas toujours respectées et la jouissance des droits fondamentaux est limitée pour les femmes et les filles, en particulier dans les zones rurales, dans un contexte où les sécheresses provoquées par El Niño ont plongé plus de 1,5 million de personnes – principalement des femmes et des filles – dans l’insécurité alimentaire.  

De plus, la mise en œuvre du système de quotas est inférieure à la norme minimale de parité 50/50 prévue par la Recommandation générale n° 40 du Comité sur la représentation des femmes dans les systèmes de décision, a fait remarquer l’experte. 

Une autre experte a prié la délégation de dire quand l’Angola adopterait une loi contre la discrimination complète, conforme à l'article premier de la Convention, contenant des définitions explicites des discriminations directes, indirectes et intersectionnelles, et applicable aux secteurs public et privé. L’experte a aussi voulu savoir ce que l’Angola avait fait pour que les mécanismes de résolution des différends fondés sur la justice traditionnelle ne perpétuent pas de stéréotypes sexistes discriminatoires.

La même experte a noté avec préoccupation qu'aucune plainte ou accusation en matière de discrimination fondée sur le genre n'avait été enregistrée au titre de l'article 212 du Code pénal. 

Enfin, l’experte a fait part de la préoccupation du Comité devant la législation récente qui, a-t-elle mis en garde, risque de limiter de manière indue l'espace civique et d'empêcher le travail des défenseuses des droits des femmes. Des défenseuses ayant manifesté en août dernier contre les violences ont vu leur organisation fermée, a relevé l’experte.

Des préoccupations ont été exprimées quant à un manque de moyens suffisants accordés au Défenseur du peuple, à l'organe de coordination multisectorielle chargé des questions de genre de même qu’au Ministère de l'action sociale, qui, a relevé une experte, est la principale institution pour l’égalité homme-femme en Angola. 

Une experte a recommandé que l’Angola prenne des mesures temporaires spéciales, telles que prévues par la Convention, pour augmenter encore la participation des femmes dans la vie politique. Elle a par ailleurs demandé ce que l’Angola faisait pour faire respecter les droits humains des femmes LGBT.

En 2024, plus de 14 500 cas de violences à l'égard des femmes ont été signalés en Angola, a relevé une experte. Elle a salué les amendements apportés à la loi n° 25/11 pour mieux lutter contre la violence conjugale, mais a regretté que l’Angola n’ait pas adopté de loi spécifique pour prévenir et sanctionner toutes les formes de violence à l'égard des femmes. L’experte a demandé ce que ferait l’État pour assurer une meilleure protection des victimes de stéréotypes et de violences, y compris les violences sexuelles et les violences commises dans le cadre de pratiques de sorcellerie.

Un expert membre du Comité a regretté pour sa part que l’Angola manque de foyers d’accueil pour les victimes des formes contemporaines d’esclavage et de traite. 

Une experte a fait observer que si la participation des femmes à la vie publique et politique avait considérablement augmenté au plus haut niveau, ce n'est pas vrai pour tout le système politique et tous les secteurs publics. On compte ainsi seulement huit femmes parmi 24 ministres ou encore six femmes sur 18 gouverneurs. 

Six millions de personnes seulement, sur une population d’environ 36 millions d’habitants, seraient enregistrées à l’état civil angolais, s’est inquiétée une experte.

Une experte a fait remarquer que l’accès à l’éducation est plus limité dans les zones rurales, par manque d’écoles et d’infrastructures, et que l'absentéisme touchait une jeune fille sur quatre âgée de 15 à 19 ans. Dans une province, on constate que 27 % de ces dernières sont enceintes, a aussi fait remarquer l’experte. Elle a demandé à la délégation ce qu’il en était de l’accès des jeunes à une éducation sexuelle et procréative complète.

Une experte a pointé les risques associés au taux élevé de travail des femmes dans le secteur informel angolais, notamment la vulnérabilité au harcèlement sexuel, à l’exploitation, à la discrimination et aux conditions de travail peu sûres. 

Une experte a salué les progrès réalisés par l'Angola en matière de santé des femmes, notamment la réduction de la mortalité maternelle et l'élargissement de la couverture des traitements antirétroviraux parmi les femmes enceintes vivant avec le VIH. Mais l’experte a aussi constaté que moins de la moitié des accouchements en Angola se font toujours dans le cadre d'une prise en charge qualifiée. Elle a regretté d’autre part que l'avortement reste incriminé en Angola, à l'exception de trois motifs. L'incrimination de l'avortement expose les femmes et les filles à des procédures risquées, parfois mortelles, et constitue aussi une forme de discrimination à leur encontre, a mis en garde l’experte. Le manque de contraceptifs, surtout dans les zones rurales, est très problématique, a-t-elle ajouté.

Une experte a voulu savoir quels mécanismes garantissaient que les veuves et les femmes dans les zones rurales puissent faire valoir leurs droits en matière de succession face aux pratiques coutumières.

Plusieurs questions ont porté sur la participation des femmes aux plans en matière d’exploitation pétrolière et gazière et aux plans de développement du pays en général.

Réponses de la délégation

S’agissant du cadre général d’application de la Convention, la délégation a décrit les différentes mesures prises par le Gouvernement pour faire connaître la Convention, notamment la distribution de brochures ou encore l’organisation d’ateliers de formation pour juges et magistrats. Le rapport présenté ce jour au Comité a été rédigé avec le concours d’organisations de la société civile, a-t-il été précisé.

La délégation a estimé que la définition de la discrimination donnée par la loi angolaise, qui se fonde sur la dignité humaine, respectait l’article premier de la Convention. 

La Constitution angolaise consacre le principe d'accès direct à la justice, a ajouté la délégation : par conséquent, toutes les personnes, quel que soit leur sexe, et en particulier les femmes, ont accès à la justice, aux tribunaux, à l’information et à l’assistance d’un avocat, y compris par le biais de l’aide juridictionnelle gratuite.

Le Code pénal et le Code de procédure pénale ont été révisés pour y intégrer de nouveaux crimes et délits, y compris les crimes sexuels commis contre les femmes et les filles, a encore fait savoir la délégation. La loi contre les violences au sein de la famille sera bientôt complétée par la création d’un observatoire sur ce problème.

La délégation a donné d’autres explications concernant le projet de loi sur la désinformation qui est en préparation ; de même que concernant la « Loi contre le vandalisme sur des biens et services publics », adoptée en 2024 et dont, a-t-il été précisé, plusieurs dispositions ont été jugées contraires à la Constitution. Des mesures sont prises pour que les interventions de la police respectent les droits humains, les droits des femmes en particulier, a ajouté la délégation.

S’agissant de l’accès à la justice, l’Angola dispose de plusieurs « centres de résolution non judiciaire des différends », qui sont dotés des ressources humaines et d'équipements suffisants pour pouvoir s'acquitter de leurs tâches, en particulier répondre aux plaintes dont ils sont saisis. 

La coutume est considérée comme source de droit dans le cadre juridique, a-t-il été précisé. Dans les communautés rurales, l'accès à la justice officielle n'est toujours pas possible, raison pour laquelle les règles coutumières s'y sont imposées, mais toujours sous le contrôle de l'administration de l'État.

La délégation a décrit les fonctions du Défenseur du peuple, précisant notamment que l’institution avait reçu, depuis 2019, quelque 40 000 plaintes de femmes, plaintes portant moins sur des enjeux de discrimination que sur des problèmes liés à la violence familiale. L'Observatoire du genre est un instrument de collecte et d'analyse de données, en vue d’ajuster et de mettre en œuvre les politiques publiques dans le domaine du genre ; il est financé par le budget général de l'État.

Il existe des « Bureaux pour la famille » dans les 21 provinces du pays. Ils prodiguent des services destinés à autonomiser les femmes, en particulier les femmes vulnérables, notamment en les aidant à créer de petites entreprises. Les femmes ayant besoin d’une attention urgente, par exemple les femmes atteintes d'albinisme, sont dirigées vers des établissements de santé selon que de besoin.

La loi impose un quota de 30 % au minimum de femmes dans les listes de partis politiques, a-t-il été précisé par ailleurs. Les femmes représentaient 20 % des effectifs des forces de l’ordre, a aussi indiqué la délégation. 

Pour ce qui est des femmes LGBT, la délégation a souligné que la Constitution consacrait le principe de non-discrimination y compris pour des motifs liés au sexe. Tout un chacun bénéficie donc des mêmes opportunités et des mêmes droits. 

La délégation a fait état d’une campagne de lutte contre la traite des êtres humains intitulée « Cœur bleu » et de l’obligation faite à chaque ministère de mener des activités dans ce domaine. Il existe plusieurs foyers d’accueil pour les victimes, mais l’Angola, étant surtout un pays de transit, ne connaît pas de situation critique dans ce domaine, a assuré la délégation. Il a aussi été précisé que le Code pénal contenait déjà des articles relatifs à la traite des êtres humains, en particulier à la traite à des fins d’exploitation sexuelle, et que le Département d'enquête sur les délits contre les personnes a créé une unité chargée des crimes de traite. On compte actuellement quelque 250 victimes de traite en Angola, qui ont toutes bénéficié d’une prise en charge. 

S’agissant de la participation des femmes à la vie politique, la délégation a précisé que les autorités s’efforçaient d’inverser un déséquilibre qui subsiste encore, dans le cadre notamment du plan d'action national pour l’égalité 2023-2027 et de la stratégie nationale pour l'équité et l'égalité de genre.

De même, les autorités s’efforcent de garantir l’égalité des chances dans l’accès aux postes dans la police. Les femmes ont ainsi la possibilité de suivre des formations pour pouvoir occuper des rangs supérieurs dans la police, notamment des postes d'inspectrice. Des mesures ont aussi été prises pour éliminer la discrimination dans le recrutement. Cinquante-deux femmes occupent aujourd’hui des postes de commandement, contre quinze en 2017, a dit la délégation. 

Quatre femmes angolaises jouent de plus un rôle prépondérant dans des organisations régionales et deux ambassadrices représentent le pays dans les instances internationales. Des progrès restent à faire concernant les femmes cheffes de mission, mais le pays est sur la bonne voie, a estimé la délégation.

De manière générale, a indiqué la délégation, 8 % des femmes et 10 % des hommes en Angola occupent des postes à responsabilité.

S’agissant des questions relatives à l’éducation, la délégation a indiqué que les autorités s’efforçaient de prévenir l’abandon scolaire des filles grâce à des mesures telles que la gratuité de l'enseignement primaire, un programme de cantines gratuites et des services de transports scolaires.

Les jeunes filles qui donnent naissance à un enfant ont le droit de retourner à l’école et de poursuivre leurs études. L’enseignement de l’éducation sexuelle commence dans les cinquième et sixième années de scolarité. Les autorités encouragent par ailleurs les filles à suivre les enseignements techniques et scientifiques.

A été mentionné, d’autre part, le programme de reconversion dans l'économie formelle lancé par le gouvernement, un programme visant en particulier la création d’entreprises par les femmes et l’accès des femmes au micro-crédit. 

La philosophie nationale accorde la plus grande importance au droit à la vie et à sa préservation, a souligné la délégation. L’avortement est donc illégal en Angola, avec cependant des exemptions en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère, d’anomalie du fœtus et de viol ou d’inceste. Les autorités, a ajouté la délégation, entendent ouvrir 300 nouveaux dispensaires de planning familial auxquels pourront accéder les familles. Actuellement, les contraceptifs sont distribués gratuitement à toute personne qui en a besoin. 

Enfin, la délégation a répondu à d’autres questions relatives à la persistance de mariages d’enfants en Angola en mentionnant la mise en place de campagnes de sensibilisation auprès des travailleurs sociaux, des personnels de santé et des chefs religieux dans les communautés où l'on observe le nombre le plus élevé de telles unions. 

___________

 

Ce document produit par le Service de l’information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information ; il ne constitue pas un document officiel.

Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.

CEDAW26.022F